infoÀ propos
Bruxelles se cultive aussi entre deux pavés.
Jardins & nature à Bruxelles s’adresse aux citadins dont le balcon est trop petit pour leurs envies, aux voisins qui rêvent d’un bac de fraises au pied de l’immeuble et à tous ceux qui savent que la capitale cache bien plus de verdure qu’on ne le croit. Ici, on parle compost de quartier, semis qui lèvent enfin et buse aperçue au-dessus d’un rond-point. Les uns ont grandi à la campagne et en gardent la nostalgie, les autres découvrent à peine la différence entre un semis et une bouture : tous ont envie de ralentir un peu.
Inutile d’avoir un jardin ou d’être incollable sur les variétés de courges. Beaucoup débarquent avec une simple curiosité, souvent sans connaître personne, et c’est parfait comme ça. On apprend en faisant, à côté de quelqu’un qui a déjà raté ses poireaux une ou deux fois.
Dix-neuf communes, mille coins de vert.
Bruxelles se prête étonnamment bien aux envies de terre et de feuillage :
- les potagers collectifs et les jardins partagés de quartier, où une paire de bras en plus est toujours bienvenue ;
- la forêt de Soignes et sa hêtraie aux allures de cathédrale, superbe quand les feuilles roussissent ;
- le marais de Jette-Ganshoren, une réserve naturelle étonnante à deux pas des maisons ;
- le Rouge-Cloître, les étangs d’Ixelles et la vallée de la Woluwe, où les hérons patientent au bord de l’eau ;
- le Jardin botanique de Meise, juste derrière la limite régionale, pour ses serres et ses vieux arbres.
Ce que la terre délie entre les gens
Il y a quelque chose de désarmant à partager une brouette. Les silences ne pèsent plus, les questions arrivent d’elles-mêmes : « C’est comestible, ça ? » On découvre quelqu’un à sa façon de tuteurer une tomate ou de s’émerveiller devant une perruche à collier. Des amitiés naissent ainsi, et parfois, entre célibataires, une histoire qui va plus loin que le carré de salades.
Sur Vibe2Meet, impossible de recevoir un message privé d’un inconnu : la conversation en tête-à-tête ne s’ouvre qu’après un match. Tout le reste a lieu sur le mur commun et sur le terrain. Une tranquillité appréciée, notamment par les femmes, qui peuvent faire connaissance sans être sollicitées.
Le mur, notre grainothèque
Tout part de là. Une habitante de Schaerbeek y dépose des graines de capucines récoltées sur son balcon, un Ucclois cherche de la compagnie pour arpenter le Kauwberg, quelqu’un d’Anderlecht propose des boutures de menthe à qui voudra bien les adopter. On y glisse aussi des questions de compost, des photos de champignons à identifier, l’envie de débarrasser une berge du canal de ses canettes un matin de printemps. Libre à chacun de répondre ou de passer son tour.
Alors, si l’odeur de la terre mouillée vous manque entre deux réunions, rejoignez-nous : il y a forcément un coin de vert qui vous attend, quelque part entre le canal et la forêt.